La Lettre des Arboristes n°11

Qualiarbre et la gestion responsable des entreprises

L’arbre a pris de plus en plus d’importance pour les citadins, qui trouvent auprès de lui un contact direct avec la nature. Il contribue à leur bien-être et à l’amélioration du cadre de vie. Il participe aussi à la préservation de la biodiversité et à la lutte contre le dérèglement climatique et ses effets. A l’heure de la transition écologique, la protection et la mise en valeur du patrimoine arboré de nos cités sont ainsi devenues des enjeux d’avenir. Les concepts de « développement durable » ou de « responsabilité sociétale des entreprises » (RSE) trouvent ici tout leur sens et donnent aux arboristes-élagueurs un rôle majeur à jouer. C’est ce qui a conduit le réseau Qualiarbre à s’engager dans une démarche de progrès qui permettra à chacun de ses membres de s’impliquer davantage dans la mise en œuvre de pratiques « responsables » et de valoriser cet engagement. Au-delà des bonnes pratiques environnementales, il s’agit de mettre en avant le savoir-faire, la qualité des prestations, le traitement adéquat et respectueux de l’arbre, la sécurité et le bien-être du personnel, l’éthique ou encore la contribution au développement économique local. Parce qu’elle concerne le fonctionnement de l’entreprise dans son ensemble et au quotidien, nous avons appelé cette démarche « la gestion responsable ». Elle aura donc forcément des répercussions positives sur la performance et la pérennité des entreprises. C’est là le vrai sens du développement durable.

La gestion responsable d’une entreprise consiste à mettre en œuvre de façon équilibrée des « bonne pratiques » environnementales, sociales, économiques et professionnelles afin d’augmenter sa pérennité et ses performances. Le terme « bonnes pratiques » désigne un ensemble de comportements considérés comme les plus pertinents pour atteindre un objectif ou accomplir une mission, en cohérence avec des principes et recommandés par la plupart des professionnels du domaine. La gestion responsable se traduit en effet par un ensemble d’actions concrètes. Citons par exemple « Appliquer les règles professionnelles du guide P.E.1-R0 (2013) », « Nettoyer et remettre en ordre le site ou le chantier après intervention », « Informer et protéger les tiers aux abords des chantiers », « Former les conducteurs à l’éco-conduite », « Utiliser des huiles de chaînes biologiques pour les tronçonneuses », « Impliquer le personnel dans le choix des matériels », « Respecter les délais de paiement des fournisseurs », « Etablir et diffuser des conditions générales de vente (CGV) » ou encore « Enregistrer, traiter et classer les réclamations clients ». Beaucoup de ces actions sont déjà en place dans les entreprises mais pas assez mises en avant. La démarche de gestion responsable est faite pour les valoriser et engager les entreprises dans une démarche d’amélioration. La gestion responsable est donc aussi une gestion vertueuse, qui doit permettre à chaque entreprise membre de développer son expertise et de se démarquer par un positionnement fort basé sur le savoir-faire. Cette démarche aura donc forcément des répercussions positives sur la performance et la pérennité des entreprises.

Ce projet s’est déroulé en 3 parties. Après avoir sensibilisé les entreprises du réseau à la démarche et les avoir questionnées sur leurs pratiques, nous avons élaboré en équipe une nouvelle charte Qualiarbre pour mieux prendre en compte les différents aspects de la gestion responsable. En parallèle, pour répondre concrètement à cette charte, nous avons construit un référentiel de gestion responsable adapté aux entreprises du réseau. Ce référentiel permettra de mettre en place une qualification spécifique permettant aux membres du réseau de valoriser leur savoir-faire. L’ensemble de ces éléments sera opérationnel et déployé d’ici la fin de l’année 2017. Le cabinet Particip’Avenir a accompagné le réseau Qualiarbre dans la construction de cette démarche.

Thierry FOUCAULT, dirigeant du cabinet Particip’Avenir, méthodes & formations pour la transition écologique. www.participavenir.fr

 

Génération Arbre : un mouvement apolitique et citoyen

La FIA, 1ère association de l’arbre en arboriculture ornementale, lance son mouvement pour interpeller les candidats aux élections Présidentielles et Législatives de 2017 : « Génération Arbre. Le pacte pour l’arbre dans la ville et dans nos vies”. Le désastre arboricole français est un fléau mais pas une fatalité : tous ces arbres abattus sur les parkings, parcs, bords de route… pour des projets immobiliers ! Sans parler de toutes ces tailles irrespectueuses et inutiles. Il faut réagir maintenant et surtout agir, en mettant en place des actions simples mais concrètes – à l’inverse du pur projet de com’ “un arbre/un habitant » non réalisable, qui s’est évaporé dans l’atmosphère ! L’arbre le grand oublié du développement durable. L’arbre, celui qui n’a toujours pas fait son entrée au Ministère ! L’arbre, celui qui est pris pour un “mobilier” mutilé et malmené. L’arbre pourtant symbole de vie, climatiseur naturel, puits à carbone… jusqu’à quand va-t-on continuer à l’ignorer ?

La FIA a choisi l’Action

Face à l’immobilisme ambiant, qui paralyse le monde de l’arbre en arboriculture ornementale depuis 2006, la FIA a repris depuis 4 ans le flambeau de la protection et de la défense de l’arbre, avec humilité et responsabilité. Elle multiplie les initiatives et les actions : labels de gestion écologique, prix national, congrès, journées techniques, plantation écologique, livret de santé et de gestion de l’arbre… Pour que l’arbre intègre les politiques publiques au sein du Ministère de l’Ecologie, la FIA a rédigé à destination des candidats une Charte d’Engagement comprenant plus de 20 points : reconnaissance de l’arbre comme patrimoine vital de l’humanité, qualification et réglementation de la profession d’arboriste grimpeur, licence de niveau II obligatoire pour les gestionnaires de collectivités… A noter que les députés J. Lassalle et N. Dupont-Aignan ont déjà apporté leur soutien, tout comme P. Poutou et bien d’autres ! En parallèle, une pétition citoyenne “Stop au désastre arboricole français” est également lancée pour interpeller les élus (Président de la République, ministres, sénateurs, députés, syndicats, associations…).

Un plan national, un pacte d’honneur, une loi ARBRES

Voilà ce que l’on retrouve dans Génération Arbre :

– un plan d’envergure nationale reprenant 12 actions que la FIA s’engage à mettre en place en 5 ans

– un pacte d’honneur “Pacte Arbre 2017” à destination des collectivités, citoyens et professionnels avec 7 engagements.

A ceci s’ajoutent deux temps forts :

le 3ème Colloque International “Les Arbres en Congrès” (Mars 2018), entièrement dédié à l’arbre en ville et à l’arbre urbain. Nous aborderons les fondements de la véritable gestion écologique du patrimoine arboré.

Les 1ères Assises Nationales de l’Arbre (Novembre 2018), visant à rédiger la future proposition de projet de loi ARBRES, une loi transversale, globale et dédiée.

Pacte Arbre 2017 : les 7 engagements des collectivités et décideurs

  1. Je conserve le quota d’arbres existants. Je préconise des règles de protection de l’arbre pour les sous-traitants lors des travaux ainsi que lors d’appels d’offres. Je fais classer tous les arbres de ma collectivité ayant un ou plusieurs intérêts « remarquables» (taille, âge, port, rareté…) qu’ils soient sur le domaine public mais aussi privé au sein du PLU ou PLUI.
  2. Je favorise la plantation écologique, tuteurs ou ancrage de motte biodégradable, j’utilise les bactéries endémiques du sol en question pour réussir le mariage Sol/Arbre.
  3. Je gère un arbre en connaissance de cause. Je réalise un suivi du patrimoine arboré par des experts agréés et certifiés. Je me fais conseiller et accompagner. Je mets en place une taille raisonnée et adaptée par des arboristes certifiés.
  4. Je me forme et je forme agents et élus par le biais de colloques ou de formations.
  5. Je transmets les connaissances arboricoles et botaniques à tous par le biais d’événements ou de colloques.
  6. J’évalue les services écosystémiques rendus par l’arbre urbain. Je crée une « ville arboretum ».
  7. Je rédige une charte de l’arbre écologique et réglementaire. Je crée et j’anime un « comité de l’arbre » dans ma ville, rassemblant élus, pros, citoyens ; avec pour vocation de conseiller, proposer, autoriser ou interdire.

Matthieu LEMOUZY, Président-Fondateur de la Fédération Internationale de l’Arbre – FIA, Initiateur de Génération Arbre, Initiateur de concepts innovants pour l’arbre d’ornement, Initiateur de la gestion écologique du patrimoine arboré

 

Traitement des arbres par Pal Injection

Nos entreprises d’élagage ont tendance à traiter les problèmes rencontrés sur les arbres – attaques d’insectes pathogènes et champignons saprophytes – par des tailles ou des coupes, qui  peuvent s’avérer parfois inutiles voir dramatiques pour l’arbre, et de surcroît coûteuses pour le client. Pourtant, il existe des traitements et des techniques alternatives. En ville notamment, l’arbre a besoin de l’homme, mais les conditions sont souvent loin d’être idéales. C’est pourquoi, lorsque les précautions de départ non pas été prises (fosse de plantation adaptée…), on peut percevoir rapidement des signes de dépérissement précoce sur des sujets jeunes. La Pal Injection est une technique parfois mal perçue, à cause du programme de défragmentation du sol par air comprimé. Celui-ci décompacte et aère le sol (procédé très pratiqué aux Pays Bas), mais a tendance à briser également l’Apex racinaire, siège de la croissance en longueur et de l’absorption. Toutefois, l’entreprise Brins d’Herbes, représentée par Frank Rouzier à Lyon et partenaire dAlternatives Végétales, propose une solution très adaptée en lien avec l’injection. Il n’est plus question de « briser » le sol à 150 bars, mais d’injecter par simple pression de l’eau et des solutions nutritives, afin de pallier aux carences en macro et oligo-éléments des sols appauvris en site de voirie. C’est ainsi qu’en 2016, après l’alerte du Responsable du Pôle Arbre de la ville de Niort, M. Bruno Charron (rappelons que Niort est lauréat en 2017 par la FIA),  j’ai réalisé un diagnostic approfondi et préconisé un traitement par injection pour tenter de sauvegarder un alignement de 77 micocouliers (Celtis australis). La combinaison d’oligo-éléments, de conditionneurs de sol et de mycorhization a permis la pérennisation de cet alignement pour de longues années. En quelques mois, le résultat a été remarquable. Défenseur des concepts bio, Alternatives Végétales est partenaire de Gaïago (Ile et Vilaine), fabricant d’amendements liquides avec l’agrément bioEcocert. Grâce à ces concepts bio et au professionnalisme de Brins d’Herbes, Alternatives Végétales est en mesure de réaliser des traitements par Pal Injection pour le maintien et la pérennisation de nos arbres de ville dont nous avons besoin pour vivre !

Exemples de produits Gaïago utilisés par Alternatives Végétales :

– Conditionneur de sol :

  • Apporter tous les éléments traces, ultra traces et molécules organiques nécessaires aux microbes utiles du sol
  • Relancer les cycles du carbone et de l’azote
  • Optimiser les apports d’azote minéral = réduction des pertes d’azote par volatilisation

– Améliorateur de biodisponibilité :

  • Améliorateur de biodisponibilitéProduit microbien sous forme liquide associé à des oligo-éléments
  • Bacillus Mucilaginosus
  • Aérobie, associatif, sporulé
  • Déjà présent naturellement en petite quantité dans les sols

– Améliorateur de biodisponibilité :

  • Active les fonctions du végétal
  • Améliore la protéosynthèse
  • Augmente la résistance aux stress

Ces produits peuvent aussi être utilisés directement sur le sol par simple pulvérisation ! La Pal Injection de produits Bio constitue une solution de traitement d’avenir, efficace et durable.

Bruno Le Dû – Arboriste Conseil

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